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  • Lucian Blaga

    Blaga.jpgL'Institut Culturel Roumain de Paris et Jacques André éditeur présentent le recueil de textes de Lucian Blaga " Poemele Luminii - Les Poèmes de la Lumière " en édition bilingue, traduits du roumain par Jean Poncet et coédités par Jacques André éditeur et Les éditions Scoala Ardeleana (Editura Şcoala Ardeleană) 


    Avec la participation de:
    Jean Poncet, traducteur
    Horia Badescu, poète
    Dorel Iacobescu, comédien

    Jeudi 9 juin à 19 heures - Institut Culturel Roumain - 1, Rue de l'Exposition, 75007 Paris (Métro: Ecole militaire).

     

    Poemele Luminii - Les Poèmes de la Lumière: chronique à venir ici 

  • Revues de printemps

    Entre France et Roumanie (en passant par la Suisse), quelques numéros de revues viennent de paraître, que l’on ne peut que recommander.

     

    • Le n° 19 des Cahiers Benjamin Fondane (2016) est consacré d’une part à des « relectures du Mal des fantômes, d’autre part à un dossier sur « Fondane lecteur », toujours sous la direction de Monique Jutrin.

    Revue, poésie, francophone, Roumanie, Benjamin Fondane, Marius Daniel Popescu, Le Persil, Ghérasim Luca, Europe

    Sommaire :

    Voir www.benjaminfondane.com/les_cahiers-la_liste-0-1-1-0-1.html

    Sur Le bal des fantômes, cliquez ICI 

     

    Le Persil, que Marius Daniel Popescu et ses amis publient sans relâche, et dans les vastes pages duquel ils laissent libre expression à des poètes, des écrivains, des artistes de tous horizons.

    Revue, poésie, francophone, Roumanie, Benjamin Fondane, Marius Daniel Popescu, Le Persil, Ghérasim Luca, Europe

     

    • N° 106-107-108 (automne 2015) : « Parce qu’à deux, c’est mieux. Textes courts et arts graphiques ». (« De l’encre à l’encre, des mots aux traits »). « Quarante-huitb auteurs et artistes qui font la paire et dialoguent librement entre texte et image ».
    • • N° 109-110-111 (hiver 2015-2016) : « Atelier d’écriture à la Fondation du Levant de Lausanne », avec les « contributions de trois écrivains consacrés : Bertl Galland, Daniel Abimi et Jean Chauma ».
    • N° 115-116-117-118 (mars 2016) : « Poésie », « numéro quadruple qui contient de la poésie sous toutes ses formes, inédite et écrite par soixante-huit auteur-e-s de Suisse romande réuni-e-s à l’occasion du Printemps de la Poésie ».

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    Voir : www.facebook.com/journallitterairelepersil

     

    Revue Europe n° 1045 (mai 2016) : Numéro consacré à Ghérasim Luca

    Revue, poésie, francophone, Roumanie, Benjamin Fondane, Marius Daniel Popescu, Le Persil, Ghérasim Luca, Europe

    Présentation :

    « Né en 1913 à Bucarest, Ghérasim Luca parlait roumain, français, allemand et yiddish. En 1962, dix ans après son installation à Paris, il notait pour lui-même cette proposition paradoxale et forte : « Je suis l'Étranjuif ». Il attendit en effet la fin des années quatre-vingt pour abandonner son statut d'apatride, obligé qu'il était de régulariser ses papiers d'identité. Son suicide, le 9 février 1994 dans la Seine, est venu comme rappeler non seulement qu'il se considérait comme définitivement « hors la loi », mais aussi qu'il avait toujours dansé sur la corde. Ses œuvres pleines de sa vie et sa vie entièrement consacrée à ses œuvres en témoignent toujours puisque sa danse continue à entraîner, à encourager et même à enflammer ici et ailleurs, à la fois douloureusement et de manière jubilatoire, en inventant multiplement « une littérature impossible de tous côtés ». Ghérasim Luca est bien un de nos grands intempestifs ! Surréaliste roumain, fabricant de « cubomanies » et de livres d'artistes méticuleusement réalisés, ami de Victor Brauner, de Wifredo Lam et de quelques autres peintres majeurs, poète sonore ou plutôt « récitaliste » faisant de la voix un prolongement du corps, Ghérasim Luca ne peut en réalité s'accorder avec une telle addition que d'aucuns compléteront forcément… sans jamais pouvoir en faire le tour.  Car ses œuvres et sa vie sont placées sous le signe d'un perpétuel débordement. Elles font un tourbillon dans le fleuve de notre devenir, tant du point de vue du poème que plus généralement des arts et du langage.

    « Le plus grand poète français, mais justement il est roumain, c'est Ghérasim Luca », disait Gilles Deleuze. À ses yeux, Luca était de ceux qui inventent «  des vibrations, des rotations, des tournoiements, des gravitations, des danses ou des sauts qui atteignent directement l'esprit ». Amour, humour, politique, éthique et poétique étaient indissociablement liés chez ce forgeur sauvage et subtil qui écrivait : « tout est irréalisable dans l'odieuse / société de classes, tout, y compris l'amour / la respiration, le rêve, le sourire / l'étreinte, tout, sauf la réalité / incandescente du devenir ».

    Serge Martin, Ghérasim Luca, Pierre Dhainaut, Thierry Garrel, Monique Yaari, Bernard Heidsieck, Bertrand Fillaudeau, Charles Pennequin, Patrick Beurard-Valdoye, Joël Gayraud, Sebastian Reichmann, Nicole Manucu, Anne Foucault, Jean-Jacques Lebel, Iulan Toma, Vincent Teixeira, Dominique Carlat, Sibylle Orlandi, Charlène Clonts, Laurent Mourey, Patrick Fontana, Alfredo Riponi, Alice Massénat. »

    CAHIER DE CRÉATION / ÉCRIVAINS ROUMAINS

    Gabriela Adameşteanu, Dan Lungu, Florina Ilis, Norman Manea, Marius Daniel Popescu, Nora Iuga.

    Cahier conçu par Jean-Yves Potel et Gabrielle Napoli.

    Voir : www.europe-revue.net/sommaire-mai.html

    Voir aussi: http://livresrhoneroumanie.hautetfort.com/archive/2016/05/16/l-or-des-mots-5801407.html 

  • L’or des mots

    Poésie, francophone, Roumanie, Ghérasim Luca, José Corti, Jean-Pierre LongreGhérasim Luca, La paupière philosophale, José Corti, 2016  

    Chez Ghérasim Luca, la parole poétique plurielle et singulière, fragmentaire et fluide. On le constate dans tous les recueils à la fois issus du surréalisme et tendus vers la poésie sonore, l’expérimentation et la performance, composés de textes dans lesquels les mots sont plus que des mots : des objets saturés de sons et de sens, répartis dans leurs vers comme des notes sur leurs portées.

    Le titre du recueil est celui de la première partie : La paupière philosophale – et c’est déjà tout un programme incluant la manipulation verbale et le jeu sonore. On découvre dans les poèmes (où pullulent les allitérations en « p ») la volonté de « muer le vil métal / en pot-au-feu d’or mental » et de se couler dans une « peau fine / paupière finale / fatale / philosophale ».

    Suivent neuf autres mini-recueils consacrés à des pierres précieuses. Non pour les décrire, mais pour tirer de leurs noms, en formules délicates, les riches sonorités qu’ils contiennent (l’opale « avec les pôles d’une pile », le lapis-lazulis « sur la piste du lis », la chrysophrase (chrysoprase ?), « cristal du sophisme / et sopha du phonème », la turquoise, « truc coi et oisif », l’émeraude « comme la mère d’une robe » – ce ne sont que quelques exemples). Avec cela, le poète ne rechigne pas à chanter des refrains enfantins (« turlututus et turlurettes ») ni à se jouer de mots rares comme « ulex », « saphène », « sarrussophone », « thrips », « cynips » et autres termes spécialisés.

    Dans une langue épiée, espionnée, triturée, malaxée, remâchée, La paupière philosophale opère une extraction à la fois douloureuse et jubilatoire de l’or des mots.

    Jean-Pierre Longre

    www.jose-corti.fr

    www.jose-corti.fr/auteursfrancais/luca.html

  • « Qui me réveillera ? »

    Roman, autobiographie, Roumanie, Max Blecher, Elena Guritanu, Claro, Hugo Pradelle, Éditions de l’Ogre, Jean-Pierre LongreMax Blecher, Aventures dans l’irréalité immédiate, suivi de Cœurs cicatrisés,  traduit du roumain par Elena Guritanu, préface de Claro, postface de Hugo Pradelle, Éditions de l’Ogre, 2015  

    « L’impression générale et essentielle de théâtralité devenait une véritable terreur dès que je pénétrais dans un cabinet de curiosités exposant des figures de cire. À mon effroi se mêlaient une vague ondulation de plaisir et la sensation étrange, que nous éprouvons tous parfois, d’avoir déjà vécu la même chose, dans le même décor. Si jamais naissait en moi le sentiment d’un but existentiel et si cette ébauche était véritablement liée à quelque chose de profond, d’essentiel et d’irrémédiable, alors mon corps devrait se transformer en une statue de cire dans un musée et ma vie en une contemplation sans fin de ses vitrines. ». Telle est la prose d’un écrivain encore trop méconnu, né dans le nord de la Roumanie, mort en 1938 à l’âge de 29 ans après avoir vécu pendant 10 ans atteint par le « mal de Pott », tuberculose osseuse qui l’obligea à interrompre ses études de médecine à Paris et à passer son existence dans divers sanatoriums.

    Trop méconnu, et pourtant plusieurs fois traduit en français (par Mariana Şora, Georgeta Horodinca, Hélène Fleury, Gabrielle Danoux…). Ce volume, qui réunit deux ouvrages différents traduits par Elena Guritanu, témoigne d’une écriture à la fois introspective et expressive, qui met en relation étroite le rêve et la réalité, l’hallucination et la sensation. Aventures dans l’irréalité immédiate est l’exploration d’une âme en proie à la perception d’un monde à la fois étrange et familier, défiguré par la douleur et recomposé par la poésie des mots et des phrases, une âme qui, comme une spectatrice de théâtre, est à la fois à l’extérieur et à l’intérieur, observatrice et observée. Ce premier récit, en va-et-vient et en circonvolutions, est un pathétique et admirable appel à la survie, malgré tous les obstacles : « Je me débats, je crie, je m’agite. Qui me réveillera ? ».

    Cœurs cicatrisés, de facture plus narrative, est le récit du séjour d’Emanuel (le double de l’auteur) dans un sanatorium de Berck. La maladie y est certes omniprésente, pensionnaires enserrés dans leur corset de plâtre, couchés nuit et jour, transportés en calèche, souffrant de mille maux – mais pensionnaires vivants. Emanuel, comme les autres, participe à des fêtes clandestines et alcoolisées, noue des amitiés solides, connaît des aventures amoureuses, fait de longues promenades dans les dunes ; il recherche aussi la solitude, découvre les Chants de Maldoror, rêve, voit disparaître certains de ses compagnons, jusqu’à son propre départ vers une autre destination, un autre sanatorium, d’autres espérances. Sous la linéarité du récit, se tissent les aventures intérieures, ainsi qu’une sorte de commentaire voilé, fruit d’une observation de soi et des autres qui n’exclut ni l’humour (noir ou morbide) ni la satire (discrète) ni bien sûr l’introspection.

    Ainsi saisit-on le bien-fondé de cette double publication : sous deux formes différentes, Max Blecher est un écrivain de la relation intime que l’individu entretient avec lui-même et avec ce qui l’entoure, entre imaginaire et réel transfigurés.

    Jean-Pierre Longre

    www.editionsdelogre.fr  

  • « L’étincelle de nos espoirs »

    PANAÏT ISTRATI D’HIER A AUJOURD’HUI


    Rencontres autour de la vie et de l’oeuvre de Panaït Istrati
    11 mai 2016
    Salle de conférences
    Institut français de l’éducation
    19, allée de Fontenay
    69007 Lyon
    Entrée libre dans la mesure des places disponibles
    Exposition
    11 mai – 9 juillet 2016
    Bibliothèque Diderot de Lyon
    5, parvis René-Descartes – BP 7000
    69342 cedex 07
    Du lundi au vendredi de 9h à19h
    Le samedi de 9h à 17h
    Ouvert à tous publics
    Visite guidée chaque jeudi à 15h
    Manifestation organisée par l’Association des amis de Panaït Istrati et par la
    Bibliothèque Diderot de Lyon
    Contacts
    amisdepanaitistrati@orange.fr
    fonds-slaves-diderot@ens-lyon.fr


    Programme de la journée du 11 mai disponible
    sur le site de la Bibliothèque Diderot de Lyon : http://www.bibliotheque-diderot.fr/
    sur le site de l’Association des amis de Panaït Istrati : http://www.panait-istrati.com/

    Programme de la journée du 11 mai
    Rencontres autour de la vie et de l’oeuvre de Panaït Istrati


    9h15
    Ouverture de la journée par Christine Boyer, directrice de la Bibliothèque Diderot de Lyon
    9h30
    Christian Delrue (Association des Amis de Panaït Istrati)
    Panaït Istrati « le pèlerin du coeur »
    10h30
    Jean-Pierre Longre (Littérature contemporaine – Université Jean Moulin Lyon 3)
    Echos istratiens dans quelques oeuvres contemporaines
    11h30
    Sergueï Feodossiev (chercheur et écrivain – Kiev, Ukraine)
    De la fascination à la haine, la perception de Panaït Istrati en URSS
    13h – 14h30
    Pause déjeuner
    14h30
    Hélène Lentz (Études roumaines – Université de Strasbourg)
    Les minorités dans l’oeuvre de Panaït Istrati
    15h30
    Alain Dugrand (Ecrivain et journaliste)
    Le voyage, la découverte du monde chez Panaït Istrati et l’ailleurs comme renouveau dans
    la littérature d’aujourd’hui
    16h30
    Vincent Baas et Anne Maître (Bibliothèque Diderot de Lyon)
    La place de Panaït Istrati à la Bibliothèque Diderot de Lyon
    Tout au long de la journée, lectures d’extraits de l’oeuvre de Panaït Istrati
    par l’acteur et comédien
    Philippe Morier-Genoud
    17h30
    Découverte de l’exposition à la Bibliothèque Diderot de Lyon

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  • Le poète : « Chargé de vers comme l’automne de fruits »

    Poésie, Roumanie, Ion Pillat, Gabrielle Danoux, Muriel Beauchamp, Dinu Pillat, Jean-Pierre LongreIon Pillat, Monostiches et autres poèmes, traduit du roumain par Gabrielle Danoux et Muriel Beauchamp, 2016 

    Ion Pillat (1891-1945), diplomate, officier, francophile résolu (il fit ses études à Paris et traduisit en roumain plusieurs écrivains français), homme de théâtre, reste connu comme un poète libre de toute influence contemporaine, plutôt attaché dans son écriture à une tradition que l’on a tenté de définir comme classique, parnassienne, symboliste… Cette diversité d’appréciation est un signe de singularité, d’originalité, et ses poèmes méritaient amplement d’être montrés au public français – ce que Gabrielle Danoux et Muriel Beauchamp ont fait avec ce choix de textes traduits dans le respect de la versification, de la musicalité et de l’inspiration originales.

    Et avec toute la variété de leurs formes, de leurs rythmes et de leurs tons. Le volume se compose de deux parties. D’abord des « monostiches », ces poèmes d’un seul vers dont la densité est telle qu’ils en disent plus ou autant que de longs textes. Quelques exemples :

             À Voroneţ, le soir : « S’agenouillait devant les saints de la fresque le coucher du soleil. ».

             Le berger : « Sa flûte à la bouche, dès qu’il se tait, la forêt joue. ».

             Abondance : « Aujourd’hui, j’ai croisé l’automne en char tiré par des bœufs. ».

    Puis des poèmes développés aux thèmes variés : l’art pictural ou architectural (la cathédrale de Chartres et sa lumière, par exemple), le village (roumain), les souvenirs (parmi lesquels celui d’Ovide à Tomis), les émotions, les évocations du pays d’origine et de la France – le tout en vers sonnants, aux rimes ou assonances douces ; des sonnets même et, pour finir, un oratorio maritime fermant le recueil et ouvrant l’horizon sur « le murmure croissant des vagues ».

    Jean-Pierre Longre

    http://www.babelio.com/livres/Pillat-Monostiches-et-autres-poemes/804414

    Dinu Pillat, fils de Ion Pillat, est l’auteur d’un roman au destin aventureux, En attendant l’heure d’après, traduit par Marily Le Nir (Éditions des Syrtes, 2013). On en trouvera une présentation et un commentaire ici ou .