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le persil

  • Sauces linguistiques variées pour Le Persil

    Revue, francophone, Suisse, germanophone, Roumanie, Le Persil, Robert Şerban, Marius Daniel Popescu, Jean-Pierre LongreJournal Le Persil n° 138 à 143, 2017

    Deux triples livraisons du maintenant fameux journal littéraire font la part belle au plurilinguisme. Le numéro 138-139-140 (été 2017) présente des textes en prose et en vers d’auteurs de Suisse romande inaugurés par une belle « Lettre » de Catherine Safonoff, et se termine avec « l’invité », le poète roumain Robert Şerban (né en 1970 à Turnu Severin). On doit à Benoît-Joseph Courvoisier d’avoir traduit plusieurs poèmes en français (il semble d’ailleurs que cela n’avait jamais été fait; il était donc temps...). Citons pour l’exemple celui qui clôt cette anthologie, « Action de grâce », et qui, espérons-le, promet une suite :

                                          « Seigneur comme il est bon

                                          que tu demeures là-haut

                                          pour toujours

                                          afin que je puisse m’accrocher

                                          à Toi

                                          de temps en temps ».

    Le numéro 141-142-143 (novembre 2017) est « un échange avec la revue orte : onze poètes germanophones traduits en français par Christian Viredaz sont publiés dans le persil, alors qu’orte publie des traductions allemandes de plusieurs auteurs du persil. ». L’internationale poétique serait-elle toujours vivante ? Le Persil et ses contributeurs tendent à le prouver !

                                          « Il est une lumière dans la nuit

                                          Qui veille tant que nous la cherchons ».

    (Erika Burkart, traduction de Marion Graf)

    Jean-Pierre Longre

    www.facebook.com/journallitterairelepersil

  • Revues de printemps

    Entre France et Roumanie (en passant par la Suisse), quelques numéros de revues viennent de paraître, que l’on ne peut que recommander.

     

    • Le n° 19 des Cahiers Benjamin Fondane (2016) est consacré d’une part à des « relectures du Mal des fantômes, d’autre part à un dossier sur « Fondane lecteur », toujours sous la direction de Monique Jutrin.

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    Sommaire :

    Voir www.benjaminfondane.com/les_cahiers-la_liste-0-1-1-0-1.html

    Sur Le bal des fantômes, cliquez ICI 

     

    Le Persil, que Marius Daniel Popescu et ses amis publient sans relâche, et dans les vastes pages duquel ils laissent libre expression à des poètes, des écrivains, des artistes de tous horizons.

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    • N° 106-107-108 (automne 2015) : « Parce qu’à deux, c’est mieux. Textes courts et arts graphiques ». (« De l’encre à l’encre, des mots aux traits »). « Quarante-huitb auteurs et artistes qui font la paire et dialoguent librement entre texte et image ».
    • • N° 109-110-111 (hiver 2015-2016) : « Atelier d’écriture à la Fondation du Levant de Lausanne », avec les « contributions de trois écrivains consacrés : Bertl Galland, Daniel Abimi et Jean Chauma ».
    • N° 115-116-117-118 (mars 2016) : « Poésie », « numéro quadruple qui contient de la poésie sous toutes ses formes, inédite et écrite par soixante-huit auteur-e-s de Suisse romande réuni-e-s à l’occasion du Printemps de la Poésie ».

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    Voir : www.facebook.com/journallitterairelepersil

     

    Revue Europe n° 1045 (mai 2016) : Numéro consacré à Ghérasim Luca

    Revue, poésie, francophone, Roumanie, Benjamin Fondane, Marius Daniel Popescu, Le Persil, Ghérasim Luca, Europe

    Présentation :

    « Né en 1913 à Bucarest, Ghérasim Luca parlait roumain, français, allemand et yiddish. En 1962, dix ans après son installation à Paris, il notait pour lui-même cette proposition paradoxale et forte : « Je suis l'Étranjuif ». Il attendit en effet la fin des années quatre-vingt pour abandonner son statut d'apatride, obligé qu'il était de régulariser ses papiers d'identité. Son suicide, le 9 février 1994 dans la Seine, est venu comme rappeler non seulement qu'il se considérait comme définitivement « hors la loi », mais aussi qu'il avait toujours dansé sur la corde. Ses œuvres pleines de sa vie et sa vie entièrement consacrée à ses œuvres en témoignent toujours puisque sa danse continue à entraîner, à encourager et même à enflammer ici et ailleurs, à la fois douloureusement et de manière jubilatoire, en inventant multiplement « une littérature impossible de tous côtés ». Ghérasim Luca est bien un de nos grands intempestifs ! Surréaliste roumain, fabricant de « cubomanies » et de livres d'artistes méticuleusement réalisés, ami de Victor Brauner, de Wifredo Lam et de quelques autres peintres majeurs, poète sonore ou plutôt « récitaliste » faisant de la voix un prolongement du corps, Ghérasim Luca ne peut en réalité s'accorder avec une telle addition que d'aucuns compléteront forcément… sans jamais pouvoir en faire le tour.  Car ses œuvres et sa vie sont placées sous le signe d'un perpétuel débordement. Elles font un tourbillon dans le fleuve de notre devenir, tant du point de vue du poème que plus généralement des arts et du langage.

    « Le plus grand poète français, mais justement il est roumain, c'est Ghérasim Luca », disait Gilles Deleuze. À ses yeux, Luca était de ceux qui inventent «  des vibrations, des rotations, des tournoiements, des gravitations, des danses ou des sauts qui atteignent directement l'esprit ». Amour, humour, politique, éthique et poétique étaient indissociablement liés chez ce forgeur sauvage et subtil qui écrivait : « tout est irréalisable dans l'odieuse / société de classes, tout, y compris l'amour / la respiration, le rêve, le sourire / l'étreinte, tout, sauf la réalité / incandescente du devenir ».

    Serge Martin, Ghérasim Luca, Pierre Dhainaut, Thierry Garrel, Monique Yaari, Bernard Heidsieck, Bertrand Fillaudeau, Charles Pennequin, Patrick Beurard-Valdoye, Joël Gayraud, Sebastian Reichmann, Nicole Manucu, Anne Foucault, Jean-Jacques Lebel, Iulan Toma, Vincent Teixeira, Dominique Carlat, Sibylle Orlandi, Charlène Clonts, Laurent Mourey, Patrick Fontana, Alfredo Riponi, Alice Massénat. »

    CAHIER DE CRÉATION / ÉCRIVAINS ROUMAINS

    Gabriela Adameşteanu, Dan Lungu, Florina Ilis, Norman Manea, Marius Daniel Popescu, Nora Iuga.

    Cahier conçu par Jean-Yves Potel et Gabrielle Napoli.

    Voir : www.europe-revue.net/sommaire-mai.html

    Voir aussi: http://livresrhoneroumanie.hautetfort.com/archive/2016/05/16/l-or-des-mots-5801407.html 

  • Marius Daniel Popescu. « Parole et silence », écriture toujours

    Mars 2015. Rencontre lecture avec l’écrivain Marius Daniel Popescu

    MD Popescu

    Le 3 mars 2015, après avoir participé à une séance de séminaire sur la littérature roumaine d’expression française organisée par l’Université de Lyon (Lyon 2, Lyon 3 et l’ENS), Marius Daniel Popescu était invité par l’association Rhône Roumanie et leConsulat Général de Roumanie à Lyon, avec le partenariat de la librairie Passages, à une soirée de lecture et de discussion organisée dans les locaux du Consulat Général.

    Né en 1963 en Roumanie (Craiova), Marius Daniel Popescu réside en Suisse (Lausanne) où il est conducteur de bus et écrivain de langue française. Il est l’auteur, notamment, de deux recueils de poèmes, 4×4 poèmes tout-terrains (1995) et Arrêts déplacés(2004), publiés chez Antipodes (Suisse), et de deux romans publiés chez José Corti : La Symphonie du loup (2007) et Les Couleurs de l’hirondelle (2012). Il est d’autre part le créateur et l’animateur du journal littéraire Le Persil. Ses écrits ont reçu diverses récompenses importantes, dont le Prix Robert Walser.

    La rencontre avec cet écrivain atypique, passionné, fut à la fois dense, pleine de vivacité et d’échanges animés. Marius Daniel Popescu lut avec une vigueur quasiment théâtrale des poèmes représentatifs de son art de la transfiguration du réel, ainsi que de substantiels passages de ses romans, donnant ainsi des échantillons de son style caractérisé par l’attention enthousiaste aux moindres détails de la vie, aux faits et gestes des gens dans leur existence quotidienne, aux souvenirs personnels, à la sonorité des mots et des phrases, dans une langue qu’il a apprise avec obstination er d’une manière personnelle en arrivant en Suisse, en 1990. Après des séries de questions posées par des spectateurs (roumains et français) fort intéressés et de réponses directes, parfois vives, toujours sincères et concrètes, l’écrivain lut en avant-première un extrait de son prochain roman, dont la publication est aussi prévue chez José Corti . Le public nombreux (une quarantaine de personnes) ne pouvait pas sortir indifférent de ce dialogue riche et plein d’enseignements originaux sur le travail littéraire de l’écrivain.

    Jean-Pierre Longre

    N.B. Des comptes rendus des ouvrages de Marius Daniel Popescu figurent dans la rubrique «livres  » du site de Rhône Roumanie : http://rhone.roumanie.free.fr et sur http://jplongre.hautetfort.com/tag/marius+daniel+popescu

     

    « Parole et silence », écriture toujours

    Le Persil, numéros 94-95 et 96.

    Marius Daniel Popescu (voir ci-dessus) n’est pas seulement poète et romancier, il est aussi, rappelons-le,  journaliste. Le Persil, « journal inédit, à la fois parole et silence », est toujours publié sous son égide et sa responsabilité, même si les pages en sont ouvertes depuis longtemps à d’autres auteurs.

    Les deux derniers numéros l’attestent, chacun dans son domaine thématique.  Le numéro double 94-95 (décembre 2014) poursuit l’enquête amorcée en 2013 sur les maisons d’édition de la Suisse romande. Daniel Vuataz et Vincent Yersin ont repris la route « entre Genève, La Chaux-de-Fonds, Fribourg et Sion » pour faire de nouvelles rencontres, photos, interviews d’éditeurs et d’éditrices qui, quels que soient leurs domaines spécifiques, ont au moins un but en commun : faire vivre la littérature. Mentionnons au passage les éditions Héros-Limite, dont la dénomination reprend le titre d’un recueil de Ghérasim Luca. Descriptions, entretiens, extraits de textes et « fiches d’identité » donnent une idée précise de la richesse éditoriale (du point de vue littéraire en tout cas) de la Suisse romande.

    Le numéro 9 (mars 2015), réalisé par Daniel Maggetti et Daniel Vuataz,  est consacré au grand écrivain « classique » de la Suisse francophone, Charles-Ferdinand Ramuz. Il contient les six textes de « gymnasiens » primés au concours « Ramuz », ainsi que ceux de plusieurs jeunes auteurs s’exprimant sur leur célèbre prédécesseur. Un beau numéro, qui rappelle si nécessaire, et paradoxalement, que la littérature suisse de langue française ne se réduit pas à Ramuz…

    J.-P. Longre

    http://www.facebook.com/journallitterairelepersil

    Le persil journal, Tél.  0041.21.626.18.79.

    E-mail : mdpecrivain@yahoo.fr

    Association ses Amis du journal Le persil lepersil@hotmail.com