Le Persil Journal n°239, novembre 2025, 240, février 2026, 241-242, mars 2026
N° 239. Henri Roorda. Présentation :
« Journal inédit, le persil est à la fois parole et silence ; ce numéro simple contient des textes critiques, des impressions de lecture et des pastiches rassemblés à l’occasion du centenaire de la mort d’Henri Roorda, ainsi que des inédits et des documents iconographiques. Il a été préparé par Alain Ausoni & Anne-Lise Delacrétaz.
Avec les contributions de Joël Aguet Alain Ausoni, Félix Blandin, Jo Boegli, Alain Corbellari, Morgane Cuttat, Anne-Lise Delacrétaz, Ariel Dilon, Marianne Enckell, Sushmit Ganguly, Rokus Hofstede, Marguerite Lebeau, Gilles Losseroy, Aurélie Maire, Jérôme Meizoz, Lea Mento, Andréa Moret, Sophie Perrelet, Guy Poitry, Robin Vanat, Jonathan Wenger, Simon Weniger. »
« Maître de mathématiques lausannois tôt acquis aux idéaux anarchistes, Henri Roorda (1870-1925) a marqué son époque par son intense activité de chroniqueur et par la verve de ses écrits pédagogiques. »
N° 240. Les Presses inverses fêtent leurs 5 ans. Présentation :
« Journal inédit, le persil est à la fois parole et silence ; ce numéro simple est entièrement consacré aux Presses Inverses, maison d’édition fondée à Prilly par Alexandre Metzner et Antoine Viredaz en 2020. Il présente des inédits, des textes à paraître et des images de 15 auteur·ices de la maison ; il a été coordonné par Alice Bottarelli.
Avec les contributions d’Alice Bottarelli, Louise Bonsack, Jiri Benovsky, Frånçøis Félix, Marilou Rytz, Alexandre Regad, Maurice Darier, Lou M. Canaan, David Bouvier, Alain Corbellari, Hélène Dormond, Joan Suris, Paul Castellano, Matthieu Ruf et Pascal Nordmann. »
N° 241-242. Petersilie, à traduite. Présentation :
« Journal inédit, le petersilie est sowohl parole als auch Schweigen ; ce numéro double présente vierzehn autor: innen aus der Deutschschweiz dont aucune publikation en prose n’a bis jetzt été traduit en Französisch. Il a été préparé und übersetzt par Daniel Rothenbühler und Nathalie Kehrli.
Avec les textes Rudolf Bussmann, Lisa Elsässer, Christoph Geiser, Sabine Haupt, Friederike Kretzen, Jens Nielsen, Dragica Rajčić, Theres Roth-Hunkeler, Karl Rühmann, Franco Supino, Jürgen Theobaldy, Christina Viragh, Elisabeth Wandeler-Deck et Dieter Zwicky. »
Le Persil
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Marius Daniel Popescu, Le cri du barbeau, éditions Corti, 2025
Le Persil Journal
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Entre les deux, le foisonnement que l’on attend toujours du fameux journal grand format. Des proses réalistes ou non (Karine Yakim Pasquier, Odile Cornuz, Pauline Desnuelles, Philippe Veuve, Dania Miralles, Cornélia de Preux, Juliette Dezuari), du théâtre (Philippe Jeanloz), de la poésie bardée de citations (Marie Patrono, Anicée Willemin), des poèmes tendance haïkus (Philippe Fontannaz), des proses et des vers en alternance (Maud Armani)… Le tout est ponctué par un « Voyage en Suisse » photographique de Patrick Gilliéron Lopreno et par des lignes ambulantes de Marius Daniel Popescu en personne !
Sous la houlette de l’infatigable Marius Daniel Popescu, deux numéros triples du
Le numéro précédent (mars 2022) « contient des textes inédits d’auteurs de Suisse romande », en prose ou en vers : Corinne Desarzens, François Hüssy, Philippe Veuve, Emilie Bilman, Jean-Luc Dépraz, Fiorenzino Iori, Esther Sarre, Vincent Yersin, Véronique Emmenegger, Adrian Rachieru, Matthieu Ruf, Valérie Gillard. Les dernières pages accueillent la poésie de deux invités : Grégory Rateau, qui est entre autres rédacteur en chef du Petit Journal de Bucarest, et Sorin Dananae (texte traduit du roumain par Marius Daniel Popescu). Depuis la Suisse, Marius Daniel Popescu reste toujours fidèle à sa Roumanie natale…
« Promotion d’un pion » évoque le travail d’été d’un étudiant en sylviculture qui, pour gagner de l’argent, s’est fait engager pour trois mois au « Bureau de Tourisme pour la Jeunesse », accueillant des vacanciers venus visiter la belle ville de l’Église Noire entourée de montagnes et cherchant, pour une somme modique, à loger dans un foyer d’étudiants. Nous sommes au temps du « parti unique », des petites et grandes compromissions, de l’appauvrissement du peuple : « La crise du pays transforme les individus en marchands de corruption, les denrées alimentaires de base sont devenues monnaie d’échange et objet de favoritisme. » C’est le règne des petits chefs auxquels « tu » résiste obstinément, se voyant agir comme s’il était spectateur de lui-même : « Tu vis une sorte de pièce de théâtre dans laquelle tu as le rôle de réceptionniste d’un hôtel minable, tu t’entends parler ». Le récit se termine par une aventure désopilante aux limites du tragique, comme la Roumanie de naguère en avait le secret.
Le Persil
Pour une fois, en déployant les ailes du Persil (drôle d’image, pourtant appelée par l’envergure des pages de ce journal hors normes), les lecteurs y trouvent uniquement du Marius Daniel Popescu. Et il n’y a
Et voilà la grande affaire : les mots, qui vivent et qui donnent la vie, qui ont leur « territoire de chasse ». Le festin proposé par Marius Daniel Popescu se termine, en guise de digestif, par une série de courts poèmes tels qu’il en a le secret, au centre desquels trône justement le mot « MOT », qui donne des rendez-vous à ses congénères. « Ensemble, ils forment de petits groupes », et notre auteur, narrateur et poète tout uniment, a le don de les aider dans leurs démarches – ce qui nous permet de lire des images belles et surprenantes, telle celle-ci, prise au hasard : « La dame âgée d’en face était une feuille morte encore attachée à la branche de son thé. ». La forêt, la vie… Vraiment, si comme il l’écrit dans l’un de ses poèmes, « le persil appelle au travail », la récolte est une réussite absolue.
Journal
Le persil